Mes articles ne me ressemblent donc pas toujours même si ce que j'y écris est toujours sincère sur le moment de l'écriture. Mais, dans la vie, je suis comme tout le monde, peut-être même un peu plus que tout le monde, amenée à protéger certaines personnes, et une personne en particulier. Je sais que cette personne n'a pas accès à ces pages et c'est tant mieux car il n'est pas question qu'elle les lise. Non pas que j'ai honte de ce que je peux écrire ou que je ne l'assume pas mais simplement j'ai trouvé ici mon espace de liberté et mon "défouloir" avec mes lecteurs, quels qu'ils soient... ce défouloir n'a pas pour but de déborder sur ma réalité, au contraire. Je me défoule ici pour pouvoir tenir mon rôle dans la vie. Alors, il est capital que ce que j'écris ici reste ici, sur le net... Or, à deux ou trois reprises, récemment, des allusions à mon blog ont été faites par des gens de ma famille, allusions qui ont donc débordé sur ma réalité. Je ne veux pas dire que ma famille n'a pas le droit de venir lire ce que j'écris. C'est public et j'en assume les conséquences mais j'aimerais par ce message faire comprendre que ce que je raconte ici, que ce soit des joies ou des peines, doit éviter de sortir d'ici... sauf évidemment si ce sont des considérations générales sur la migration des crevettes, par exemple... là, ça ne risque pas de causer d'incident diplomatique.
Je n'aimerais pas etre obligée de déménager pour retrouver un certain anonymat ou de ne publier que des articles anodins juste par crainte de "blesser" ou de "déranger" celle que je cherche à protéger par tous les moyens. Je n'avais pas pris conscience de ce problème avant, mea culpa, mais évidemment, ça pouvait arriver... Je ne suis pas la seule , je pense, à être confrontée à ce souci: parfois ce sont des collègues qui tombent sur un blog, d'autres fois des patrons, des amis, des proches et ce qui est écrit peut les choquer ou les gêner... En même temps, dans certains cas, c'est aussi un bon moyen de savoir comment se sent quelqu'un, vraiment... au delà des apparences de la vie quotidienne... mais, c'est vrai que dans mon esprit, seuls les gens qui avaient accès au net pouvaient me lire et ça excluait, a priori, une personne que je protège toujours de tout, dans la mesure du possible... et c'est parce que j'étais sûre et certaine qu'elle ne pourrait pas lire ce que j'écris ici que je pouvais être moi-même un peu plus que d'ordinaire, que je pouvais me lâcher, que je pouvais être libre. Donc, l'idée qu'elle puisse avoir connaissance d'une manière indirecte, de mes propos me dérange vraiment parce que ça pourrait remettre en question tous les efforts que je fais par ailleurs pour la tenir à l'écart des soucis qui, généralement, s'envolent comme ils sont venus...
C'est l'un des inconvénients de cet exercice particulier qu'est le blog et je pense que c'est aux lecteurs de savoir faire la part des choses entre le réel et cet espace virtuel de liberté d'expression. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé ou si vous avez déjà prévu le coup au cas où ça se produirait... peut-être suis-je la seule à ressentir ça de cette façon, je ne sais pas... mais je trouve que le blog a le privilège d'être un dialogue intimiste (mais paradoxalement public) entre l'auteur et ses lecteurs et que ça doit s'arrêter là. Et vous, qu'en pensez-vous ?




J'suis complètement flippée à cause de la grippe A. Je m'étais dit que je m'en foutais, que tout ça c'était que du blabla politique pour occuper les esprits pendant que
les magouilles et autres coups tordus étaient joués dans l'ombre et puis, mon collège a été fermé... et puis, j'ai écouté une émission où ils expliquaient des trucs et des machins pour bien faire
peur. J'ai voulu aller me faire vacciner mais y'avait trop de monde. J'ai reçu mon bon de vaccination il y a 15 jours et j'avais dit que je n'irai pas... et puis, là, quand même, j'hésite. En
plus, jeudi j'ai eu une espèce de grippe fulgurante... bon, pas A certainement, mais peut-être une mutation speedy gonzalès vu la rapidité.



Vous avez réagi...