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Samedi 28 juillet 2007
- Publié dans : Lettres d' être
Toureiffel.jpg

On ne la présente plus. Tour Eiffel, tour magique, féerique habillée de mille lumières dès que tombe la nuit. Symbole de Paris, symbole de la France aussi. Depuis 3 ans j'aime aime près d'elle et plus encore j'aimerais ne plus être aussi loin, dans mon bout du monde que j'aime tant, pourtant. J'ai toujours aimé Paris, toujours... mais lorsque j'y vais maintenant, j'ai de plus en plus de mal à revenir, comme si, finalement, ma place était là-bas... Je m'y sens bien même si j'ai conscience qu'y vivre en permanence ne me plairait peut-être pas. Difficile de quitter son "chez soi" pour un "ailleurs" aussi grand, aussi incertain, aussi démesuré. Ce serait fou, non ?
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Samedi 28 juillet 2007
- Publié dans : Lettres d' être
J'ai envie d'écrire, c'est même presque un besoin et pourtant, il y a des moments comme aujourd'hui où l'écriture semble vaine... ou plutôt ce sont les mots qui le sont. J'ai l'impression que les mots qu'il me faudrait n'existent pas ou bien que ce que je ressens est insaisissable par les seuls mots. Des milliers de sentiments, de sensations... une sorte de trop plein qui ne peut pas sortir, auquel les mots se heurtent comme à une porte fermée à double tour. J'ai les mains sur le clavier et j'ai envie de dire les choses autrement, mieux pour enfin être soulagée de ce poids qui m'étouffe mais rien n'y fait. Je ne parviens qu'à la conclusion que je n'arrive pas à dire ce que je voudrais. C'est assez paradoxal d'écrire pour dire qu'on n'arrive pas à écrire. C'est un peu comme le serpent qui se mord la queue. J'écris pour dire que je n'ai rien à écrire mais comme jai besoin d'écrire j'écris quand même parce que je me raccroche aux mots... désespérément... comme si par miracle ils venaient à moi, me libérant enfin de tout.
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Vendredi 27 juillet 2007
- Publié dans : Lettres d' être
Brest-by-night.jpg

Brest, ma ville. J'y suis née, je l'ai quittée pendant 5 ans et n'ai eu de repos que lorsque j'y suis revenue. C'est chez moi. C'est ce qu'on peut appeler une ville nouvelle au sens où elle n'a pas vraiment d'aspects pittoresques et anciens qu'on peut trouver dans d'autres villes, et pour cause puisque Brest a été détruite à 75 % pendant la 2nde guerre mondiale. Elle a été reconstruite à l'américaine. Une grande rue centrale à partir de laquelle partent d'autres rues perpendiculaires. Certains trouvent ça très moche, sans aucun charme... peut-être... en vérité, je n'ai jamais cherché à savoir si c'était une jolie ville ou non. Quand j'étais loin, je n'avais qu'une seule obsession, revenir à Brest. Jolie ou pas, c'était chez moi et ailleurs je n'étais pas moi, pas tout à fait. Peut-être était-ce aussi parce que je n'avais pas choisi de partir... le jeu des mutations avait fait que je me retrouvais expatriée, malgré moi et surtout, pendant plusieurs années, je ne voyais pas comment revenir... les règles du jeu qui changeaient tous les ans, des injustices, des modifications de dernière minute. Et puis, enfin la délivrance... le soulagement... enfin chez moi ! Si je décide de partir demain ou dans 10 ans je l'aurai choisi, décidé et mûrement réfléchi, tout sera différent et Brest restera dans mon coeur et dans mes souvenirs.
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Jeudi 26 juillet 2007
- Publié dans : Artistes

 



Les mots me manquent pour commenter cette superbe chanson interprétée ici par Elvis Presley lors de son gigantesque concert de 1973. La version originale de Bécaud déjà me donne la chair de poule tellement les mots sont simples et forts, tellement ils expriment à merveille le sentiment que l'on a lorsqu'on a été abandonné par l'amour de sa vie.

L'interprétation d'Elvis est encore plus forte, plus prenante, plus émouvante. La version anglaise ne dit pas tout à fait la même chose et les paroles vont peut-être moins loin que l'originale mais la voix d'Elvis mêlée à une orchestration phénoménale rend ce titre absolument incomparable. On comprend mieux, au cas où on l'aurait oublié pourquoi Elvis Presley est la STAR incontournable... peut-être même la seule et unique vraie star du XXe siècle.
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Mercredi 25 juillet 2007
- Publié dans : Lettres d' être
Des mélodies et des paroles qui entrent en nous, qui nous traversent, nous transpercent pour arriver jusqu'au plus profond de notre être et le bousculer, le bouleverser. Des chansons populaires, des refrains tristes et tendres nous arrachent presque des larmes. Larmes venues d'on ne sait où. Comme des chagrins d'avant, enfouis. Et le coeur se serre... sans qu'on sache pourquoi. Simplement parce que la voix qu'on écoute a su faire naître (ou renaître) en nous une émotion qu'on pensait oubliée. A croire que rien ne s'oublie vraiment... A croire que nous ne faisons qu'accumuler des strates de souvenirs, de sentiments. Écouter des chansons, s'en imprégner même pour aller faire un tour en nous... à la découverte de notre "moi" inconnu. Remonter à la surface conscient d'avoir dénicher un secret mais toujours incapable de le mettre en mots... Pourquoi ? Quel intérêt d'avoir des secrets pour soi-même ?
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Mercredi 25 juillet 2007
- Publié dans : Coups de gueule
Chaque été au début du mois de juillet s'annonce le fabuleux spectacle du Tour de France. Ah, ces athlètes si merveilleux, bravant les souffrances afin de tenter de s'emparer du trophée tant convoité : le fameux maillot jaune de leader. Des kilomètres avalés sous des températures parfois extrêmes, le soleil, la pluie, le vent... des chutes plus spectaculaires les unes que les autres laissant ces guerriers des temps modernes couverts de cicatrices. Des douleurs incommensurables compensées par la  joie de porter un maillot tout auréolé de gloire, ou bien même juste par le plaisir d'entendre les vivas et les bravos des spectateurs sur le bord de la route. Quel magnifique spectacle non ? Les journalistes les admirent, les encensent. On parle à l'envi de "panache", "d'exploit", de "courage", de "volonté", de "talent". Mais ils sont où le panache, le courage et le talent lorsqu'on découvre que le vainqueur de l'étape s'était injecté le sang de n'importe qui juste pour augmenter ses performances ? Elles sont où ses qualités d'athlète quand on apprend qu'il carbure à l'EPO ou à la testostérone ? Un jour ils sont dans les choux, quasiment incapables de pédaler sur un tricycle, et le lendemain ils mettent 15 minutes dans la vue de tous les autres sur des pentes à 18%, et ça n'étonne personne ??? Surtout pas les commentateurs qui continuent de les glorifier et à s'extasier... Et si par hasard le tricheur est pris au piège, ces mêmes journalistes jouent la carte de la surprise. Bien sûr, on va les croire... Un coureur ou même une équipe est virée du Tour et on repart à zéro, comme si de rien n'était parce que, tous ceux qui restent, sont très propres, c'est évident... Il n'y a aucun doute. Les brebis galeuses écartées, tout rentre dans l'ordre. On s'extasie de nouveau sur l'exploit d'untel ou untel qui, les années précédentes n'était que médiocre mais qu'un séjour au Mexique ou ailleurs a rendu miraculeusement performant... Que d'hypocrisie !!! 

Comment feront-ils si le vainqueur de cette année est comme, celui de l'an dernier; chargé à fond ? Et l'an prochain ? Depuis 1998, on nous promet un Tour propre ! Presque 10 ans se sont écoulés et le linge n'est pas encore blanc ! Je ne sais pas quelle marque de lessive ils utilisent les dirigeants du tour mais ils devraient songer à en changer ! Ah mais cette année c'est sûr, ils vont prendre des mesures. Ils ne savent pas trop lesquelles mais ils vont en prendre ! Et les tricheurs n'auront plus leur place dans cette épreuve mythique. Sauf qu'ils ont laissé Armstrong gagner 6 fois en étant surdopé... euh pardon surdoué. Comment les croire ? Comment penser qu'ils sont sincères ? Qu'ils mettent tout en oeuvre pour vraiment lutter contre le dopage ? Comment accorder une quelconque respectabilité ou un quelconque talent à un mec qui gagne le tour alors que quelques mois après on découvre qu'il a triché de bout en bout, que chacun de ses "exploits" était "trafiqué", artificiel. Je me mets à la place du pauvre coureur, car j'ose croire qu'il en reste, qui essaie de faire son travail honnêtement. Que doit-il ressentir quand il voit débouler une flèche humaine lancée à 60 km/h dans un col de montagne ? Que pense-t-il lorsqu'ensuite les médias n'ont d'yeux que pour ce dieu de la montagne qui arrive au sommet tout frais, tout pimpant comme s'il venait de sortir de son bain moussant ? Et les journalistes de s'exclamer "Oh, après un tel effort, vous n'êtes même pas fatigué, quelle santé !" Ben tiens, une santé de cheval... d'ailleurs certains s'injectent carrément du sang de cheval il paraît... ça leur permet d'avoir un tigre dans leur moteur ! Tu parles ! 

Et tout ça pourquoi ? Pour l'argent ? Ils n'auront même pas le temps d'en profiter parce qu'avec leurs conneries, ils seront morts ou très malades d'ici 10 ans. Beau profit ! 

La solution ? Je ne sais pas... Les laisser faire et se dire que la victoire reviendra au dopé qui aura eu le plus de talent et de panache...
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Mercredi 25 juillet 2007
- Publié dans : Lettres d' être
DSCN0542.JPG

Cette photo correspond bien à une citation que j'ai trouvée "Il n'y a pas besoin de sculpture dans une maison où il y a déjà un chat" (Wesley Bates). 
Les chats se fondent à merveille dans le paysage, ils ont un certain art du camouflage, tant et si bien que parfois, on passe des heures à les chercher partout, en vain... Ils sont simplement installés dans un coin, immobiles comme savent l'être les félins. Je suis persuadée que nos efforts désespérés pour leur remettre la main dessus les amusent beaucoup. Ils nous entendent les appeler, ils nous voient soulever les nappes, déplacer les meubles, nous courber pour regarder sous tous les lits de la maison... Nous leur offrons un spectacle fort distrayant finalement.
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