Aimer, être aimé, y croire et se tromper

Publié le par Béatrice

J'ai reçu hier soir un message assez émouvant d'un inconnu qui vient sans doute de temps en temps se perdre entre mes lignes. C'était la première fois que quelqu'un me contactait ainsi, directement, et j'aimerais l'en remercier ici. Là encore on est dans la magie du net : des gens qu'on ne connaît pas et qu'on ne connaîtra sans doute jamais qui prennent la plume ou plutôt le clavier pour écrire de gentilles choses, des mots qu'on n'entend jamais dans la vraie vie, des mots que soi-même on ne dirait pas à ceux que l'on connaît et que l'on aime . 

Pourquoi cette réticence à dire les choses aux gens dont on est proche ? Cette peur, cette angoisse, ce blocage complet devant des gens qu'on apprécie pourtant. Moi qui doute tout le temps, de tout et de tout le monde, j'ai besoin de temps en temps d'entendre des mots rassurants, pas des mots d'amour car ceux-là, je n'en rêve plus, mais simplement des mots qui permettent d'y croire encore... et je me dis que peut-être les gens que j'aime ont besoin de recevoir la même chose de ma part, d'être rassurés sur le fait que je les aime justement. Et pourtant, je suis incapable de le leur dire... comme si j'avais encore et toujours cette angoisse de les entendre me dire "Tu m'aimes ? Mais moi, je ne ressens rien pour toi, tu n'es rien pour moi et tu es bien folle de t'imaginer le contraire."C'est ce que j'ai entendu ou plutôt lu dans une lettre écrite par la personne en qui j'avais le plus confiance, à l'époque. Durant plus de 10 ans il m'a laissé croire que j'étais sa meilleure amie et même plus... et au moment où j'ai enfin osé lui dévoiler mes sentiments, voilà ce qu'il m'a dit... Il balayait toutes ces années en une seule phrase, me laissant comprendre que j'avais cru au père Noël, que lui à qui je racontais tout, n'en avait absolument rien à faire de moi, de ma vie et de mes sentiments. 

Alors, aujourd'hui, pourquoi serait-ce différent ? Pourquoi ne serais-je pas encore en train de croire à ce foutu père Noël ? Qui me dit que dans quelques mois on ne viendra pas me dire: "Amis ? Nous ? Non mais tu rêves ! On ne l'a jamais été et tu es bien bête d'y avoir cru."Alors, je ne dis rien, je ne dis plus aux gens que je les aime... parce que c'est trop risqué d'aimer quelqu'un ouvertement. Et pourtant, je les aime vraiment mes amis... et j'ai encore et toujours des moments de folie où je crois qu'ils m'aiment aussi... qu'ils m'aiment pour longtemps... Allez, je vais rêver encore que c'est vrai... au moins un petit peu.

Publié dans Lettres d' être

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Steutelings Thierry 17/09/2007 01:33

Très beau ce message et surtout très juste. J'ai connu "un peu" la même situation il y a des années. Ca fait, 25 ans et plus. J'ai connu une fille, on se voyait tous les samedis, elle venait me chercher à la maison, en revenant d'avoir été chercher une amie à elle, pour aller au dancing. Je suis resté, environ 10 mois avec elle et quand, je lui ai dis, que j'étais épileptique... La semaine suivante, elle me larguait. Est ce, les parents "que je ne connaissais pas", lui ont dit, d'abandonner avec un épileptique, lui ont fait peur "en expliquant et en gonflant les explications de cette sale maladie...? J'en sais rien, toujours est-il, qu'elle m'a largué et que j'en ai fais une petite déprime. Je ne suis, jamais plus allé en boite, mais, je me suis inscrit dans plusieurs clubs "Ping-Pong "tennis de table", Billard Américain" en amateur. C'était mes sorties, le mardi l'entrainement et le vendredi les matches. J'avais, tellement été attristé, dégoutté, écoeuré, que je me suis cantonné dans mes clubs. Ce n'était pas comme ça non plus, que j'allais rencontrer quelqu'un, pour faire ma vie avec. J'ai fais partie de la Fédération de Billard Américain et me suis disputé avec le Président, quelques mois plus tard, parce qu'il voulait sanctionné un joueur (Deux joueurs, un qui est deuxième au Billard d'or et l'autre, qui ne saurait plus être Billard d'or "Billard d'or > Classement individuel par points" se mettent d'accord, pour que celui quiest 2ème gagne par deux manches à rien "S'il gagnait son match par 2-0 et que le 1er consédait une manche, le 2ème était certain d'être billard d'or"). Le Président, quand il en a eu vent, a voulu sanctionné, celui qui a accepté, de se faire battre 2-0.Pour moi, s'il sanctionnait un, il devait sanctionner les deux. Un, ne devait pas proposer de gagner et l'autre, ne devait pas accepter de perdre. Ils sont, tous les deux fautifs. Celui qui a "acheté" enfin demandé pour gagner", doit-être puni aussi. J'ai eu, pas mal de discussions à cause de ça et parce que je soutenais celui qui voulait sanctionner "s'il ne sanctionnait pas l'autre". Ca a été loin, je lui ai envoyé,une lettre "assez méchante", par recommandé chez lui et peu de temps après, "la réunion suivante", quand il en a fait part à l'assemblée des capitaines d'équipes, il a donné sa démission. Et son copain "qui était Vice Président" a démissionné aussi. Quand je m'y mets, Je suis une crapule quand on me cherche. La même année, quand j'étais en vacances en Espagne, la capitaine de l'autre équipe, du Club où je jouais, m'a dit au téléphone "quand j'ai sonné pour savoir les résultats", que j'étais exclu de la fédération et que j'étais interdit de jouer, mais, ne jouant plus depuis des mois, ça ne m'a rien fait, je n'ai même pas réagis. Une fois de plus, ce fut un échec. Je n'ai jamais eu, de vrais(es) amis(es), sinon celui de Bruges "que j'ai rencontré, lors d'une formation et nous sommes resté ami", et ceux du net, "dont ma future femme" que je me suis fait sur les différents site/forums, de Claude François, quand j'ai eu internet "en 2003".