Fille unique, et alors ?

Publié le par Béatrice

Etre enfant unique ça a des avantages considérables comme par exemple le fait d'avoir ses parents pour soi tout seul... Moi, j'adorais ça et je n'imaginais pas vraiment la vie de ceux qui avaient des frères et des soeurs avec qui ils devaient partager l'amour de leurs parents. En plus, j'entendais certains qui me racontaient qu'ils avaient l'impression d'être moins aimés que leur frère, toujours critiqués, de ne jamais rien faire de bien. Et je me disais que j'avais de la chance car au moins, chez moi, personne ne pouvait me prendre ma place.
 
Bon, y'avait aussi des inconvénients, même à l'époque de l'enfance, comme par exemple être toujours seule. Mais aussi ne pas profiter de l'expérience ou de la protection d'un grand frère ou d'une grande soeur
. Vivre en milieu protégé n'apprend pas bien la vie... Je ne peux pas dire que j'ai été élevée dans du coton non plus, c'est pas ça... mais, un truc tout bête sur lequel j'ai peut-être tort d'ailleurs, mais je n'ai jamais appris à me disputer. Alors, ça va sans doute vous faire rire car vous vous dites que ça ne s'apprend pas... ouais, je sais pas. En tout cas, lorsqu'il faut se disputer, je suis nulle, je ne sais pas faire, je déteste ça et donc, forcément je ne sors pas gagnante. Vous allez me dire que je pouvais me disputer avec mes parents... Oui, c'est sûr mais j'aurais pu mais... avec ma mère je ne m'y risquais pas et avec mon père, ça ne servait à rien. Donc, pas appris, sais pas faire... C'est peut-être tout simplement dans ma nature mais je me dis que si j'avais eu des frères et soeurs, les conflits auraient été inévitables et j'aurais à un moment ou un autre eu un peu d'entraînement...

Bref, ça c'est anecdotique... mais n'empêche qu'être fille unique a laissé des traces. Une certaine forme d'égoïsme, que j'essaie de maîtriser, je vous rassure. Plus grave, enfin plus
grave plus moi au quotidien, une espèce de "syndrôme" qui consiste à être persuadée que les gens ne peuvent aimer qu'une personne à la fois. Je m'explique : j'ai du mal à comprendre, à accepter, à imaginer que quelqu'un puisse aimer plusieurs personnes et donc, si l'un de mes amis rencontre quelqu'un d'autre, j'imagine tout de suite que je passe à la trappe, comme un effet d'élimination par le nouveau venu. On jette l'ancienne, on garde le neuf... Pourtant, je vois bien que je ne fonctionne moi-même pas comme ça et que je suis tout à fait capable d'aimer plusieurs personnes et de les aimer toutes différemment mais sincèrement. Alors pourquoi cette impression que lorsqu'il s'agit de moi, les gens vont me remplacer à la première occasion ? Pourquoi cette peur qu'ils rencontrent des gens et qu'ils les aiment au point de se débarrasser de moi? Bizarre mais assez indélébile comme sensation même si j'essaie de me corriger aussi pour ça... Heureusement que je suis prof et que les corrections ça me connaît !

Publié dans Lettres d' être

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marie gabrielle 14/06/2011 16:15


fille unique = gangraine , tout lui est du avec un claquement de doigt en échanges insultes , c'est à vomir , tous les soins qu'elle a reçu et qui lui valent une bonne santé , j'y ai passé le temps
, l'éducation , j'y ai passé le temps , et à cette heure elle est ingrate et même plus , je ne peux plus rien tirer d'elle , elle me soutire jusqu'a ma santé ,


Béatrice 14/06/2011 17:48



Eh bien... Je ne pense pas être comme ça... Enfin, j'espère... Est-ce parce qu'elle est fille unique ? Etait-ce dans sa nature au départ ?



silvi 23/11/2007 21:46

Bonsoir, j'ai un unique enfant; j'en aurais aimé deux et lui aussi.... en tant que parent on peut être aussi frusté d'avoir un enfant uniquesi tu aimes les années Yé Yé un nouveau blog est né

Sekhmet 20/11/2007 23:16

C'est marrant ... je suis fille unique aussi et je ne suis pas du tout exclusive. Je pense que cela vient du caractère aussi... Mais je comprends cette peur d'être abandonnée dès que quelqu'un à un autre centre d'intérêt... j'ai aussi eu besoin de me battre contre ce sentiment. :o))

fred-potines 20/11/2007 19:33

Je crois que nos peurs et nos craintes nous freinent considérablement dans nos rapports aux autres.. et on finit par créer soi même ce qu'on redoute tant..  et pour finir.. on est conforté dans nos craintes... un sacré cercle vicieux..! En tout cas moi j'en suis encore là... parfois...bise à toi

nane528 20/11/2007 17:54

La peur de l'abandon ..cette frayeur nous emprisonne dans nos relation aux autres .. alors au panier et haut les coeursAmitiéAnne