Du beau et du laid

Publié le par Béatrice

"Beauté, tu n'existes que dans l'oeil de ton admirateur."

 

Voici le titre d'un épisode de la fameuse et fabuleuse série "La 4e dimension". Il remet en cause bien des principes sur lesquels est fondée notre société en particulier toute la notion de "beauté". Qu'est-ce que la beauté ? Qui peut être sûr et certain d'être beau ? Pour qui sera-t-il beau ? Existe-t-il une beauté universelle ? Quelle est la valeur de la beauté ? Un être beau est-il un être bon ? Une belle âme peut-elle se cacher derrière une apparence de laideur ? On a tendance à cataloguer les gens dans l'une ou l'autre de ces catégories. C'est rassurant de savoir qu'il y a d'un côté les beaux et de l'autre les laids. Tant qu'à faire, on espère tous faire partie de la première mais finalement, à la fin de cet épisode, on se demande qui est véritablement apte à décider dans quelle catégorie caser les autres... et se caser soi-même. 
Dans l'épisode, les personnages sont tous filmés de dos, ou alors restent dans l'ombre. On ne voit jamais leur visage... le personnage principal est une femme qui a le visage complètement recouvert de bandages et on comprend rapidement quelle a subi une opératon de chirurgie esthétique parce qu'elle est, selon elle et son médecin "monstrueuse". Les enfants crient d'horreur sur son passage, elle est traitée comme une paria et visiblement après 10 opérations ça n'a rien changé. Là, c'est sa dernière chance. Le médecin lui explique que si ça n'a pas marché, elle devra aller dans une sorte de camp retranché réservé aux "gens" comme elle. Le médecin semble assez pessimiste et confie à une infirmière qu'il est dommage qu'une âme aussi belle se cache derrière une apprence aussi affreuse.

A quelques minutes de la fin, on enlève les bandages. Nous découvrons enfin le monstre dont on nous parle depuis le début et là, Ô surprise, c'est une femme magnifique qui apparaît... mais lorsqu'elle se regarde dans un miroir elle se met à hurler et le médecin lui demande d'être courageuse... et là, on voit enfin le visage de tous les autres. Leur visage ressemble à un elephantman mélangé avec un cochon. Ils sont diformes, inhumains mais prennent tous pourtant un air effrayé en voyant la belle femme parce qu'elle ne correspond pas à leur norme.

Amusant, non ?

Publié dans Lettres d' être

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